Artiste Plasticienne Michèle PRINTANT-LECERF
Artiste Plasticienne Michèle PRINTANT-LECERF

Une Oeuvre, un Texte.

 

Galerie 1 Peintures

Collection Baie Mont Saint Michel.

 

Idées mémoire.

 

Ce tableau représente un extrait de paysage qui regroupe les différents phénomènes naturels.

Comme symbole, il met en parallèle la couleur jaune du lichen (prélèvement réel) et le pigment jaune (représentation picturale).

L'ensemble du tableau est une découpe cadrée d'un lieu que l'on peut identifier telle la Baie du Mont Saint Michel, avec la présence de la tangue qui est ici utilisée comme matière essentielle.

Notre regard est attiré par la présence d'une zone de glaçage où une humidification instantanée et luisante apparaît en surface.

Puis c'est l'assèchement brutal du sol, d'où proviennent les méandres.

A droite en bas, ce carré en profondeur est une extraction et une insertion d'idées accumulées, d'évènements à mémoire.

 

 

Lâchers de Tangue.

 

Tableau en relation avec la mer et la baie.

L'eau est rendue bleue transparente par ce pigment apprécié par ses nuances subtiles et délicates.

Une partie est recouverte de tangue ainsi que de sédiments mouvants qui s'intensifient suivant les couches souterraines profondes.

Ces cinq tubes métalliques carrés ont une position stratégique.

Ceux-ci rejettent à l'extérieur la tangue qui est extraite des profondeurs tels les puits de pétrole.

La tangue parfois semi-liquide est expulsée par une machinerie qui joue d'une façon cyclique et régulière puisqu'elle suit l'évolution des marées.

Le mouvement de l'eau très discipliné est traduit sur cette toile par la cadence répétée de lignes régulières et rythmées.

 

 

Rayonnement.

 

Le "Rayonnement" nom de ce tableau est un petit coin de la baie du Mont Saint Michel à une heure précise que chacun pourra s'approprier suivant le ressenti.

La démarcation déposée par le soleil en surface est canalisée par la position de trois anneaux disposés en triangle.

Ils correspondent à des repères existant dans le cosmos et restent indispensables pour l'homme.

Ces symboles empiriques marquent l'intemporalité.

Ils sont représentés par le trait d'une ligne graphique qui se démarque sur le sol.

Les traces de tangue et sable transmettent et figent un moment précis du jour.

 

 

Empreintes.

 

Ce tableau représente l'exploration de l'espace interne et externe.

Les traces sous-jacentes que l'on distingue en noir, sont intégrées dans ce milieu gris (tangue de la baie).

Celles-ci traduites graphiquement, représentent le temps et apparaissent de couche en couche.

En surface, les matériaux deviennent plus visibles et conduisent à une vision réelle de fragments de vieux gréements, qui ont vécu, et donnent encore à voir, à vivre, par leur couleur bleue nuancée.

 

 

Marches Intérieures.

 

Développement de l'espace intérieur et extérieur entrelacés comme le donne à voir et à vivre le Mont Saint Michel.

Il faut y voir dans ce tableau, une ascension, une évolution progressive figurative et abstraite.

Des traces sont observées et traduites par des couches superposées en mouvements.

Une pierre charge le lieu de sa présence.

Le Temps la remplit et la fait couler à l'entour, de même que le rocher affecte l'eau, en créant des vagues.

Cela rend visible la relation entre la Temps et le Lieu.

 

Emergence.

 

Ce tableau donne à voir une forme qui émerge, se dégageant du milieu pictural.

Une empreinte liée au sol se redresse.

L'eau dégouline.

Le sol devient nuage.

Le ciel reflète dans le sol, dans l'eau.

La sculpture ainsi se dissout dans l'image, jusqu'à se confondre 

à la peinture.

L'image de l'environnement se révèle autre.

Une association existe entre l'architecture humaine et les éléments naturels.

Le Mont, la roche, la végétation sont des excroissances qui cohabitent.

Nous pouvons observer des changements de gravité et une désorganisation physique et psychique de l'être vivant.

Les traces, les surfaces, les couleurs jouent alors un rôle essentiel.

Se référer aux poèmes de Celan en parallèle de la démarche de Anselm Kiefer.

 

Passage à l'Ouverture.

 

Ce tableau est influencé et construit par la superposition de couches successives comme des peaux naturelles.

Elles alternent, passent des gris, vers des couleurs filtrées évoquant la tangue.

Des empreintes apparraissent, telles une écriture évolutive.

Une couche reprend vie et liquéfiée, traverse soudainement le milieu pictural sous la forme d'une coulure paisible.

Ainsi Thomas Reid a mis en évidence, l'espace absolu en relation avec le mouvement réel ou absolu.

La suggestion d'un jaillissement est l'objectif de tout mouvement en devenir.

 

Désert et Erosion.

 

Cette expression picturale met en évidence un approfondissement semblable à une topographie.

Elle donne un sens à la matière, ainsi la peinture et la sculpture ne font plus qu'un.

Le pigment jaune (pictural) se fond avec le lichen jaune naturel (végétal).

Les traces sous-jacentes contrastées (minéral naturel) décrivent le langage abstrait de l'origine de l'homme.

Des orientations rocheuses mettent en évidence les couches souterraines bleuâtres (influences maritimes).

De cette façon Robert Rauschenberg explorait tous les matériaux en disant " Le monde est la palette de l'artiste ".

 

Espaces et Mouvements.

 

"L'émotion n'est en fait que du mouvement", comme l'écrivait Alain.

Il en est de même pour ce tableau qui côtoie le réel et l'abstrait (autre forme de réel).

L'influence maritime, la présence de tangue suggèrent de multiples mouvements.

Ceux-ci sont accentués par la présence de matières fortes, colorées et naturelles qui émergent en surface.

Vivre le mouvement, comme vivre le silence avec l'oeuvre de Beuys "Plight" est une bonne expérience.

Tony Cragg nous montre dans son travail de formes anthropomorphiques, ce même vécu. 

 

Matité et Brillance de l'espace.

 

Ce tableau est l'étude topographique et picturale du milieu continental et maritime (dans un visuel premier).

Il associe ensuite et suggère des reflets intérieurs et extérieurs de l'environnement, qu'il renvoie sur le spectateur.

Tel le travail que réalise Soulages avec son outre-noir.

De nombreuses lignes sont gravées dans la matière (pigments naturels).

Cette délimitation d'un fragment d'espace laisse la lumière et la brillance profonde inter-agir.     

 

 

 

Galerie 2  Peintures.

Collection Lumière et Tangue.

 

Evolution.

 

La suggestion de ce triptyque donne à voir différentes interprétations qui se répondent.

Une surface passante nous fait évoluer d'un volet à un autre.

C'est ainsi que se découvrent des couches géologiques , rendant visibles des espaces informes et parfois décalés faisant varier des bleu-gris aux gris-bleu, puis aux gris.

Ces entrelacs de vision et de mouvement donnent en spectacle la présence de la mer, de la terre, de l'homme.

Marc Ernst en parle à travers ses oeuvres, telle " L'oeil du silence".

Certaines zones en mouvances nous permettent d'accéder ensuite à des étapes plus profondes, matérialisées par des traces de lumière ( pigment blanc ), des traces minérales et végétales ou tangue de la baie ( gris ), l'eau, le ciel, l'homme, (différents pigments bleus ).

Ces signes sont solidement gravés: écritures graphiques précises.

De cette façon, Giacometti interprète sa vision intérieure comme la " Tête qui regarde ".

A son tour Vinci parlera d'une " science picturale " qui ne parle pas par mots et encore moins par nombre.

Merleau-Ponty viendra parfaire cette réflexion dans " L'oeil et l'esprit ": Elle vient de l'oeil et s'adresse à l'oeil .

 

 

 

Galerie 11 Sculptures.

Collection : Dance.

 

Infinite Movement .

 

Sculpture représentant un fragment infini du mouvement, en l'instant, expérience d'Etre.

C'est un moment d'éternité avant de se mouvoir à nouveau dans une suite de fragmentations autres.

Le haut du corps, comme un arbre est légèrement entraîné de côté avant de suggérer un autre déplacement.

La suggestion d'un jaillissement est l'objectif de tout mouvement en devenir.

L'intention d'un mouvement représente la racine invisible, imagination d'une fluidité, telle l'expression parlante de certaines parties du corps: La Fontaine Jaillissante intervient à chaque pas.

Cette structure sculptée en mouvement semble exprimer la danse extérieure et intérieure du corps.

Spinoza disait: "Le corps et l'esprit ne sont que les deux versants d'une seule réalité."

"L'esprit le pense, le corps le vit."

Ainsi Thomas Reid a mis en évidence l'espace absolu en relation avec le mouvement réel ou absolu."

Tout mouvement dans l'imaginaire de l'homme se rapporte à un point fixe, la terre,dont il a besoin.

Cette sculpture en est la représentation suggestive.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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